40e Congrès International d’Étiopathie : le temps de la légitimité

Date de publication : 
13/06/2016

Le 40e Congrès International d’Étiopathie, qui s’est déroulé les 3 et 4 juin derniers au Palais du Pharo, à Marseille, marque un tournant dans l’histoire de cette discipline thérapeutique en plein essor.

Dernière apparue parmi les thérapies manipulatives de soins, surtout connue, jusqu’à ces dernières années, par le bouche à oreille, l’Étiopathie prend aujourd’hui toute sa place dans le paysage médical français, et même international.

D’abord, parce qu’elle répond à un choix : l’Étiopathie soigne sans médicaments la majorité des maux qui affectent notre quotidien (troubles articulaires, ORL, respiratoires, digestifs, etc.) et réduit définitivement nombre d’affections chroniques, évitant ainsi de nombreuses interventions chirurgicales (hernies discales, canal carpien, otites de la petite enfance, ablation des amygdales, végétations…). En cela, elle accompagne parfaitement le mouvement des Français toujours plus nombreux à vouloir utiliser la chimie uniquement là où elle est vraiment nécessaire.

Mais ensuite et surtout, parce qu’elle répond à ce choix en restant complémentaire de la médecine classique tout en affirmant et préservant sa spécificité. Son 40e Congrès International, qui vient de se dérouler à Marseille, en est une parfaite illustration.

Placé sous le signe du « Temps de la Légitimité », ancré dans le magnifique Palais du Pharo de Marseille, ce 40e Congrès aura été marqué par les nombreux échanges et communications entre étiopathes, médecins, biologistes, chercheurs et même représentants de l’Administration.

Animé par Jean-Paul Moureau, président de l’Institut Français d’Étiopathie et auteur de Soigner Autrement (Seuil, octobre 2013) et À Mains Nues (Seuil, avril 2015), le 40e Congrès a ainsi vu le Docteur Renaud Muselier, député européen, président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais aussi médecin et directeur de la clinique médicale spécialisée Saint-Martin, souhaiter la bienvenue aux étiopathes et autres participants tout en apportant son soutien à la jeune discipline : « Est-ce que l’Étiopathie est une discipline d’avenir ? Je le pense.  Est-ce que c’est une discipline d’avenir qui peut apporter à la Santé publique des soins de qualité aux personnes qui souffrent avec une approche différente de la médecine traditionnelle ? Je le pense aussi. C’est en tout cas le sens de ma venue ici (…) et de mon affirmation très claire pour votre discipline ».

Une discipline qui a témoigné de son haut niveau à travers plusieurs communications consacrées aussi bien à un aspect biomécanique – ce fut le cas de la présentation de Corentin Couperie, étiopathe chargé de cours à la Faculté Libre d’Étiopathie de Toulouse, sur Le Pied et ses inter-relations biomécaniques –, historique – avec Une histoire critique de l’appendicite par Yves Piton, étiopathe chargé de cours à la Faculté Libre d’Étiopathie de Paris –, théorique, bien sûr – avec Épigénétique, quelle révolution ? par Daniel Woehrling, directeur du Département Études et Recherches de l’Étiopathie et Docteur en Étiopathie, une mise en perspective du Diagnostic étiopathique par Dominique Tronc, Président de la Faculté Libre d’Étiopathie de Toulouse, ou encore un questionnement sur La lésion étiopathique extra-somatique, par Guy Roussel,  étiopathe, professeur à la Faculté Libre d’Étiopathie de Bretagne–, et enfin méthodologique – par Jean-Louis Le Verger, Président de cette même Faculté Libre d’Étiopathie de Rennes-Bretagne, avec Du badminton à la publication scientifique : itinéraire d’un partenariat, ou comment l’accompagnement de sportifs de haut niveau sur plusieurs années a permis de nouvelles avancées scientifiques, ou encore Nora Malherbe, étiopathe chargée de cours à la Faculté Libre d’Étiopathie de Paris, avec une Proposition pour le recueil de données statistiques en Étiopathie.

Ce haut niveau de l’Étiopathie se traduit sur le terrain par les résultats concrets obtenus par les étiopathes dans leurs cabinets. De plus en plus reconnus et respectés, ils sont désormais plus de 500 à exercer en France et déjà près de 400 étudiants futurs étiopathes inscrits dans les quatre Facultés Libres d’Étiopathie de Paris, Bretagne (Rennes), Toulouse et Lyon.

Rien d’étonnant donc, qu’Olivier Selmati, directeur général de la CIPAV, présentât aux congressistes une première analyse descriptive de la profession d’Étiopathe, désormais reconnue en tant que telle par l’administration. Et c’est aussi fort logiquement que Joachim Kreysler, médecin superviseur des situations de crise majeures pour l’OMS, informait l’assistance de l’intérêt de la première organisation mondiale pour l’Étiopathie et des démarches en vue de sa reconnaissance officielle en cours depuis six mois, avec l’intégration de l’Étiopathie dans des ONG telles que le People Health Movement (PHM) et Medicus Mundi International (MMI) et la participation d’étiopathes aux sessions des ateliers (workshop) précédant les Assemblées Générales de la Santé annuelles.

La Recherche, enfin, apportait ses éclairages aussi bien sur l’Étiopathie elle-même, avec l’Approche sociologique des recours à l’Etiopathie par Adrien Caderon, thésard en sociologie, que sur son objectif, la réduction de la souffrance et de la pathologie, avec une étude particulièrement frappante sur Les perturbateurs endocriniens et leurs conséquences, par Thierry Burgeot, responsable de l’Unité de biogéochimie et écotoxicologie de l’Ifremer, et aussi une remarquable contribution sur Génétique et immunothérapie, par Pauline Belenotti, du département de médecine interne de l’hôpital de la Timone, à Marseille.

Cette jeune médecin, également enseignante à l’Université de la Méditerranée d’Aix-Marseille, illustra brillamment dérèglements de l’immunité, anomalies génétiques et différentes pathologies, celles où les thérapies géniques donnent des résultats – maladie lysosomales telle que maladie de Fabry – et celles qui restent aujourd’hui encore incurables et sur lesquelles la recherche continue d’œuvrer – la mucoviscidose, par exemple. Et de conclure que, si certaines anomalies constitutionnelles sont améliorables par les thérapeutiques actuelles, d’autres maladies, actuellement non (encore) accessibles à des thérapeutiques spécifiques, sont améliorées par la médecine mécanique, et en particulier par les soins étiopathiques, qui permettent aux individus atteints de maladies chroniques de mieux les supporter, voire d’en retarder les effets.

Une telle complémentarité entre les deux méthodes, revendiquée officiellement cette fois non plus par des étiopathes, mais étayée par un médecin et non des moindres, montre s’il en était encore besoin que l’heure de la reconnaissance a sonné pour l’Étiopathie. Une reconnaissance à laquelle aura œuvré sans relâche ces trente-cinq dernières années Catherine Jassaud, tour à tour trésorière, présidente, secrétaire générale de l’Institut Français d’Étiopathie, prématurément disparue, et à laquelle son confrère et ami Pierre-Alexandre Eudeline a rendu un émouvant hommage.

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