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Déterminisme et Étiopathie

Le déterminisme est à l'origine de toute connaissance positive. Il est inhérent au mécanisme. Il est le support premier de tout raisonnement Étiopathique.

L'indéterminisme n'est rien pour la connaissance positive, il n'est qu'un marécage, milieu propice à un ensemble d'intellectuels mutants. Planck, Eisenberg et même Einstein pourtant sensible à la médiatisation, n'ont jamais accepté que la prise en considération de certains éléments observés dans des conditions particulières, que des principes élaborés pour tenter de justifier ces situations ou bien encore que des outils comme les statistiques, servent à élaborer de fausses théories générales qui viendraient mettre un terme au progrès. C'est bien Laplace et Poincaré qui ont raison contre les métaphysiciens de la science.

Causalité, identité et Étiopathie

Le déterminisme se fonde uniquement sur l'application de la loi de causalité qui, elle-même, se réfère au principe d'identité. On appréhende directement la difficulté que va présenter l'application de cette loi à l'homme et surtout à sa pathologie. En dehors du fait que les circonstances qui vont accompagner le développement d'un phénomène pathologique ne seront jamais identiques d'un sujet à un autre, force est de constater la non-identité des sujets eux-mêmes, ce qui rend caduque l'application à la pathologie de la loi de causalité telle quelle est traditionnellement établie.

Beaucoup se sont heurtés à ce problème sans pouvoir le résoudre. Pour Claude Bernard, seule la cause déclenchante, la cause proche qui précède immédiatement le phénomène est reconnue comme objet possible de connaissance. C'est en fait le phénomène qui précède l'effet qui en est la cause, et le but de la recherche scientifique est d'expliquer comment, par quels mécanismes, l'effet est apparu. Le Pourquoi qui mettrait en évidence la raison d'être du phénomène, la cause véritable dont il dépend et qui justifie son maintien, le plus souvent, le désordre structural qui s'est établi et qui justifie l'existence d'une succession de phénomènes pathologiques, reste ignoré. Il devient même interdit de se poser la question du Pourquoi, ce qui conforte la médecine classique dans son rôle magique et artistique.

En Étiopathie, la volonté de sortir de cette impasse, de rester immergé dans ce vivier que représente le mécanisme, de poser et de résoudre enfin le problème de la véritable causalité des phénomènes pathologiques, a amené Christian Trédaniel à proposer une adaptation de cette loi de causalité qui permettrait son application a l'objet de l'Étiopathie. Prenant modèle sur les lois bien établies de la géométrie euclidienne, il propose de convertir le principe d'identité en principe de similitude, ce qui va permettre, comme pour les triangles semblables, d'établir des lois pour les phénomènes pathologiques au même titre qu'elles sont établies pour toute quantité. L'obstacle est surmonté et un déterminisme direct et causal peut être appliqué.

Il met en évidence toute la responsabilité de la structure dans l'établissement de la pathologie, suivant le concept mécaniste et en accord avec l'empirisme traditionnel qui va enfin recevoir une véritable explication et une extension méritée.

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