Depuis la plus haute Antiquité, des hommes ont su soigner leurs contemporains
par thérapie manuelle. Ces hommes, ce sont les chirurgiens - du grec
kheir, main et
ergon, ouvrage : ils interviennent sur le corps humain avec la
main, qu’elle soit seule ou qu’elle manipule un instrument.
Leur savoir empirique, très efficace, s’est transmis et enrichi
au fil des générations. Lorsque au sortir du Moyen-Age se développa
par la dissection la connaissance du corps humain, ils éprouvèrent
tout naturellement le besoin d’approfondir les notions d’anatomie
– et ce faisant, ils s’opposèrent aux médecins de
la Faculté – si cruellement moqués par Molière…
à juste titre.
Ambroise Paré, père de la chirurgie moderne, fut rejeté
de son vivant par la Faculté : ce n’était qu’un ancien
rebouteux devenu chirurgien empirique, et qui plus est ne parlant pas latin
!
Même si plusieurs hôpitaux portent aujourd’hui son nom, le
fossé ainsi creusé entre la médecine « savante »
et la pratique médicale pourtant efficace et éprouvée des
thérapeutes manuels, ne cessera de s’élargir. À partir
de 1792, où elle devient omnipotente, la médecine condamnera de
fait la chirurgie manuelle à se réfugier dans les campagnes et
à se perpétuer par tradition orale. On se souvient aussi que la
science officielle condamna William Harvey, le découvreur de la circulation
sanguine, et même Pasteur, il n’y a pas si longtemps. Or c’est
justement ce fossé entre médecine « savante » et pratique
médicale, que l’Étiopathie est appelée à combler.

Ambroise Paré.
Aujourd’hui considéré comme l’un
des pères fondateurs de la chirurgie moderne,
il fut pourtant de son vivant banni par la médecine.
© Étiopathie 2008